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Elio Di Rupo s'adonne aux fake news

  • 18/01/2018

In een open brief richt Paul Kumpen, voorzitter van Voka, zich tot Elio Di Rupo. Het opiniestuk kan u tevens hier raadplegen.

Dans son discours annuel de Nouvel An, l’ancien Premier Ministre et président du PS, Elio Di Rupo a dénoncé la politique du gouvernement fédéral. Il a par exemple déclaré qu’en termes d’emplois, on constatait plutôt la création de temps partiels que de temps pleins, et que les nouveaux flexi-jobs mettaient les employés dans une situation d’incertitude. « Misère, misère, misère », a-t-il ajouté. Mais l’ancien Premier Ministre se trompe : la proportion de temps partiels et de temps pleins reste stable, et les nouveaux flexi-jobs, ne représentant seulement qu’un tout petit pourcentage dans le nombre total d’emplois, ne sont même pas inclus dans les chiffres. En ces temps de fake news et de polarisation sans cesse croissante, il est plus important que jamais de se baser sur les chiffres et les faits. Les déclarations de l’ancien Premier Ministre font abstraction des efforts déployés par les entrepreneurs pour investir et assurer le développement économique.

Dans son discours du Nouvel An, Elio Di Rupo n’a pas eu peur d’utiliser des gros mots. « Misère » et « destruction sociale ». les prédictions du Président du Parti socialiste pour 2018 ne sont donc pas roses. Si nous devons le croire, le nouveau gouvernement suit un parcours antisocial et destructeur. Les employés en sont, selon lui, les premières victimes. On les pousse dans des flexi-jobs mal payés, un retour au début du 20ème siècle.

259.000 emplois

Rien n’est moins vrai, cependant. Notre économie est meilleure Paul Kumpen aan Elio Di Rupoque jamais. Le Bureau du Plan prévoit que 259.000 emplois seront créés tout au long de la législature. Le nombre de chômeurs a diminué de 3,7% depuis janvier 2016. En Flandre, le chômage est à son taux historique le plus bas. Les entrepreneurs ont donc tenu parole. Grâce à une réduction de l’impôt sur les sociétés et au taxshift, une nouvelle dynamique économique a vu le jour au sein de notre pays. Nos entrepreneurs veulent investir à nouveau et se développer.

Et ceci, contrairement à ce que dit Di Rupo, via des emplois de qualité. Le nombre de « petits » emplois à temps partiel (moins de deux-tiers de temps de travail) a diminué, de même que le nombre de « grands » emplois à temps partiel a fortement augmenté. Plus de 8 emplois sur 10 en Belgique sont des 4/5èmes ou plus. Nous pouvons en être fiers. Cela vaut également pour les groupes-cibles difficiles : au cours de l’année dernière, la croissance de l’emploi a été la plus forte chez les personnes de plus de 50 ans ; 33.700 des 54.000 emplois l’an dernier l’étaient pour ce groupe-cible. Le chômage des jeunes a aussi diminué : en 2014, 7,7% des jeunes actifs sur le marché du travail cherchaient un job. En 2016, ils n’étaient plus que 6,7%.

L’affirmation selon laquelle certains flexi-jobs sont mal payés est incorrecte. Transformés en équivalents temps pleins, les flexi-jobs représentent 2.890 ETP, soit 3,4% de tous les ETP dans le secteur de l’horeca. De plus, les flexi-jobs ne sont pas inclus dans les chiffres, car pas comptabilisé dans le cas où le travailleur a déjà un emploi.
Notre économie se redresse et crée de l’emploi et de la prospérité, c’est ce que nous ressentons dans nos finances publiques. Fin 2017, le solde de financement du gouvernement affichait un déficit de 0,2% du PIB, principalement en raison d’une baisse des dépenses. Notre budget est donc presqu’en équilibre : un moment historique. 

Le vrai défi : les pénuries sur le marché du travail.

Arrêtons de diffuser des fake news et concentrons-nous sur les vrais défis. Tous ces nouveaux emplois représentent un nouveau défi : un marché du travail étroit. Beaucoup d’entrepreneurs cherchent désespérément de la main-d’œuvre pour leurs emplois vacants. Si nous n’intervenons pas rapidement, nous risquons de manquer de nouveaux investissements et nous perdrons le vent économique dans nos voiles. Travaillons donc à intervenir urgemment sur notre marché du travail.

L’une des interventions possibles est d’accroître la mobilité entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles. Le VDAB, le Forem et Actiris travaillent déjà bien ensemble aujourd’hui. A l’avenir, d’autres partenariats et échanges créatifs devront être mis en place. 

En outre, de nombreuses mesures complémentaires peuvent également être prises : laisser les gens travailler plus longtemps, assurer plus d’activation des chômeurs, assurer plus de flexibilité sur le marché du travail, etc. Ce ne sont que quelques mesures, mais qui sont essentielles. De arbeidsmarkt van vandaag moet aangepast zijn op de uitdagingen van morgen. Les enquêtes Internationales montrent que les jeunes ne veulent pas moins de flexibilité, mais plus. Soyons ouverts à cela, réformons. En Flandre, un pacte pour le marché du travail a déjà été lancé avec le Ministre Muyters. Faisons également un travail similaire au niveau fédéral.

Si nous voulons vraiment relever les défis à l’avenir, les politiciens doivent prendre leurs responsabilités et ne pas monter les gens les uns contre les autres. En ces temps de fake news et de polarisation croissante, c’est faire preuve de peu de responsabilité que de diffuser intentionnellement des informations fausses. La vraie priorité est le marché du travail et l’emploi. Les entrepreneurs veulent créer des emplois durables et de qualité, qui, à l’avenir, assureront plus de croissance économique et plus de prospérité pour tous.

Tom Demeyer - Woordvoerder - tom.demeyer@voka.be

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